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Submarine Dreams
MICHAEL WOOKEY
Submarine Dreams
Lumière d'en bas
MIDGET!
Lumière d'en bas
ANGIL AND THE HIDDENTRACKS
14-06-2013 : St Etienne, Thunderbird
14-08-2013 : Paris, le Motel
31-08-2013 : Tulles
06-09-2013 : Rennes, L'Avant-scène
07-09-2013 : Paris, Espace B
02-11-2013 : Bordeaux, le Bootleg
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30-05-2013 : Feyzin (69), l'Epicerie Moderne
MICHAEL WOOKEY
14-06-2013 : Berlin (Allemagne), Die Frühperle
19-06-2013 : Berlin (Allemagne), Schokoladen
20-06-2013 : Paris, les Trois Baudets
21-06-2013 : Le Burgaud, Le Café Burgaud
22-06-2013 : Toulouse, Le Mandala
16-07-2013 : New York (Etats-Unis), Washington Square Park
21-07-2013 : New York (Etats-Unis), The Living Room
09-08-2013 : New York (Etats-Unis), Barbes, Brooklyn
21-08-2013 : Mayenne, Festival Les Arts' Borescences
22-08-2013 : Mayenne, L'été des 6 Jeudis
14-09-2013 : Pancé, Festival ON LACHE RIEN
23-09-2013 : Paris, Les Trois Baudets
MIDGET!
27-06-2013 : Lille, le café Diskaire
24-08-2013 : Aublain (Belgique), Mauvaise Herbe
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15-06-2013 : Nantes, les Férailleurs
07-09-2013 : Paris, Espace B

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RAYMONDE HOWARD

albums

  • for all the bruises, black eyes and peas
    UR23 - 2010
    for all the bruises, black eyes and peas

RAYMONDE HOWARD

dates

archives

  • samedi 10 novembre 2012Toulouse, le Saint de seins

    dans le cadre du FAM06, soirée anniversaire du label avec Angil&The Hiddentracks, Ichliebelove, Raymonde Howard, Melatonine.
    Attention début des concerts à 20h pétante et fin des concerts à 23h !!!!

    prix: 5 euros avec un disq

  • dimanche 4 novembre 2012St Etienne, Ciel les Noctambules

     présentation avant tournage du moyen métrage "Le lit" de Raphaëlle Bruyas dont le groupe va faire la B.O.

  • samedi 22 septembre 2012CHALON SUR SAONE, l'arrosoir

    avec Billie / Mlle Nicole

  • mardi 10 juillet 2012Paris, l'International

    Soirée anniversaire pour les 10 ans du label, dans le cadre du festival Bitterweet (Paradise) organisé par les Ballades Sonores.

    prix: participation libre

  • mardi 12 juin 2012L'Estrade, Comédie de Saint Etienne

    Soirée pour les 10 ans du label avec Imagho, Angil and the Hiddentracks, Ichliebelove et Midget!

    prix: 5 euros

  • mardi 10 avril 2012Toulouse, le connexion cafe

    avec Laetitia Sheriff et Olivier Mellano

    prix: 3/6 euros

  • vendredi 12 mars 2010Lyon, le Sonic

    avec Jerri et Laetitia Sadier

    prix: nc

  • samedi 6 mars 2010Paris

    TBA

    prix: nc

  • samedi 27 février 2010Rennes, le grand cordel

    prix: nc

  • vendredi 26 février 2010Caen, l'appart

    prix: nc

  • mardi 16 février 2010St Etienne, l'assomoir

    Release party de son album.

    prix: nc

  • vendredi 12 février 2010Paris, Espace B

    avec JERRI

    prix: nc

  • samedi 12 décembre 2009Toulouse, les pavillons sauvages

    dans le cadre du FAM#03, avec Marianne Dissard, Brian Lopez (Calexico) et Vero Sego.

    prix: participation libre

membres

Laetitia Fournier (guitares, voix) Fabrice Panjolles (batterie)

biographie

Raymonde Howard est l’alter ego artistique, le projet solo, le costume idéal et fantasmatique de Lætitia Fournier.

Certes, il est juste de voir en cette Stéphanoise guitariste/chanteuse dans plusieurs groupes rock qui remuent la frénétique scène ligérienne depuis le milieu des années 1990 (Goofball, Kiss Kiss Martine, les toujours actifs La Seconda Volta), une ‘riot girl’. Les origines de Lætitia sont clairement le punk, le noise, les filles à guitare. Il a fallu une année anglaise et un magnétophone 4-pistes pour que Lætitia révèle Raymonde Howard, soit son identité solo, forcément plus intime, forcément plus nue que derrière les murs d’amplis.

Détail des ingrédients : son année anglaise, Lætitia/Raymonde la passe près de Reading, y assemblant des idées de chansons qu’elle couchera sur 4-pistes dès son retour en France (le premier album 10-titres éponyme, paru sur son microlabel Angry Ballerina Records en 2006). Un terrain d'affirmation musicale en solo où la voix n'est plus simplement cachée par les guitares mais bel et bien mise en avant, où les sons se font moins saturés mais plus authentiques. Lætitia trouve en Raymonde un espace de liberté créative jusque-là jamais exploitée.

Il est question de frustration libératrice dans ce terrifiant deuxième album, que We are Unique ! Records est très fier de sortir. Pour donner suite à l’approche ludique du premier album, rendue possible par les couches multiples du 4-pistes, Lætitia investit dans une pédale d’effet lui permettant d’échantillonner et d’accumuler en direct des boucles sonores. Autrement dit une loop station. Ce sont les premiers mots prononcés par Raymonde Howard dans For All the Bruises, Black Eyes and Peas, et n’y voyez aucun hasard. La boucle, souvent courte, rapide, accrocheuse, est la base de la composition de cet album. Pourtant, il serait impossible de le cantonner à un exercice d’électro lo-fi à la Solex ou Juana Molina (pour citer deux exemples convaincants) : Raymonde Howard est une véritable ‘songwriteuse’. « The Raincoats are here» ou « Song to shoot him » ne sont pas de simples ritournelles qui restent à la surface des choses : ce sont des chansons ; plus encore, ce sont des blues antiques, sans âge, que le talentueux producteur stéphanois Ives Grimonprez a su capter avec classe et sobriété. Deux idées géniales parmi beaucoup d’autres : dans « The naked line », insuffler une réverb sèche et estampillée Joy Division sur chaque 4ème coup de caisse claire. Sur « Stay with me », placer un micro devant le pied de Lætitia, en train de battre la mesure.

Raymonde Howard maîtrise dans cet album un art qui se perd : celui de la durée. Là où « Great minds think alike » a besoin d’espace pour se dérouler pleinement, « Song to shoot him » saute, griffe, et laisse pantois. Tout est calculé, et pourtant tout est instinctif. La preuve : « Almost go unnoticed », chanson aussi immédiate et brute que les meilleurs passages des premiers PJ Harvey, est improvisée. On dirait qu’un secret archaïque est remonté des profondeurs pour passer par le ‘filtre Raymonde Howard’, sans autre intermédiaire.

Justesse du temps, justesse du ton. Ne vous laissez pas avoir par la colère apparemment rentrée de Raymonde Howard, même dans les « fuck you » criés au loin à la fin de « Great minds think alike ». On pourrait croire que ça reste entre les dents, mais derrière les masques moqueurs, voire cyniques, de « The sculptress » et « Who’s got the girls », c’est le thème de la rupture qui gronde. N’oubliez pas ce à quoi l’album est dédié : l’ecchymose, l’œil au beurre noir. La colère revancharde de la femme éconduite, délaissée, malmenée. L’heure de Raymonde Howard a sonné : fini de faire les malins.
 
En concert, Lætitia joue soit seule avec sa guitare et sa loop station, soit accompagnée par le batteur Fabrice, complice du versant punk. Ne manquez pas l’occasion de la voir : Raymonde Howard en concert, c’est le concentré de charisme et de danger le plus touchant qu’il nous ait été donné de voir.

©credit

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